On nous apprend à faire nos lacets dès l’école. Mais… est-ce qu’on nous a vraiment appris à bien les faire ?
Depuis, on les noue machinalement, sans trop y penser. Pourtant, le laçage, c’est bien plus important qu’il n’y paraît, surtout quand on a mal aux pieds ou qu’on porte des baskets au quotidien.

Et si on vous disait qu’un mauvais laçage peut accentuer vos douleurs plantaires, provoquer des ampoules, ou même gêner le bon maintien de votre pied dans la chaussure ?

C’est ce que nous a expliqué Arnaud, podologue, dans une interview exclusive. Voici ce que vous devez absolument savoir.

Pourquoi le laçage est-il si important ?

“Les lacets, c’est la ceinture de sécurité de vos pieds.” – Arnaud, podologue

Le laçage n’est pas un détail. Il peut :

  • Répartir la pression de façon homogène
  • Améliorer le maintien du pied
  • Soulager certaines zones douloureuses
  • Éviter les frottements responsables des ampoules

Et pourtant, la plupart des gens ne savent pas qu’il existe différentes techniques selon la forme du pied ou l’usage des chaussures.

Les erreurs les plus fréquentes à éviter

1. Trop serrer (ou pas assez)

Un laçage trop serré bloque la circulation, crée des points de pression… et peut même aggraver des pathologies comme l’hallux valgus ou la fasciite plantaire.
À l’inverse, un laçage trop lâche entraîne un manque de maintien et une instabilité.

Conseil : testez la pression en glissant un doigt sous les lacets. Il doit passer sans trop forcer.

2. Utiliser un laçage “classique” pour tous les pieds

Pieds larges, coups de pied forts, orteils sensibles… chaque pied est unique. Le laçage doit l’être aussi.

Conseil : optez pour un laçage adapté (voir les exemples plus bas).

3. Ne pas adapter le laçage à son activité

Un laçage pour la randonnée ne sera pas le même que pour marcher en ville ou courir.
Conseil : changez votre laçage selon votre activité.

Personne attachant des lacets de chaussures noires sur un banc en bois, terrain flou derrière.

Trois techniques de laçage recommandées par le podologue

Le laçage “espace au niveau des orteils”

Parfait pour les pieds larges, les déformations, les oignons ou les douleurs à l’avant-pied.
Comment faire : sautez les premiers œillets en bas pour libérer la base du pied.

Le laçage “anti-frottement”

Idéal pour éviter les ampoules au talon.
Comment faire : terminez le laçage par une boucle autour des deux derniers œillets sans repasser dans la chaussure. Cela fixe le pied sans le compresser.

Le laçage “sport / maintien renforcé”

Conseillé pour les coureurs ou les longues marches.
Comment faire : utilisez tous les œillets jusqu’en haut, en croisant bien les lacets pour répartir la tension.

Le choix de la chaussure compte aussi

On ne le répètera jamais assez : une bonne chaussure, c’est déjà la moitié du travail.

  • Privilégiez des modèles avec assez d’espace à l’avant-pied
  • Préférez les chaussures à lacets plutôt que les modèles élastiques ou à scratch, pour mieux ajuster la tension
  • Une semelle adaptée (et parfois orthopédique) peut faire toute la différence

À découvrir également : notre vidéo complète avec Arnaud, podologue.

 

Alors, est-ce que vous avez toujours fait vos lacets sans trop y penser ?
Bonne nouvelle : il n’est jamais trop tard pour apprendre à mieux faire.

Vos pieds vous portent tous les jours. Offrez-leur un peu plus d’attention, et vous verrez la différence au quotidien.

Podologues de l'association Podonova Les articles du blog Santé Pied sont rédigés en collaboration avec des podologues diplômé·e·s, membres de l'association Podonova.
Forts de leur expérience clinique, ils partagent des conseils pratiques, validés en cabinet, pour aider vos patients à comprendre et soulager leurs douleurs plantaires au quotidien.

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